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La page, le texte et l'image
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Histoire de la page
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La page avant le codex
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La page du manuscrit médiéval
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La page de l'imprimé à l'époque moderne
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La page de presse
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À chaque public sa page : l'exemple des Quatre Fils Aymon
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Les espaces de la page
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La page de titre, porte d'entrée du livre
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La page, espace laboratoire de l'écrivain ?
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Brouillons d'écrivains
Les espaces de la page
















La page est un dispositif visuel qui concentre l'information et permet, à celui qui écrit, des opérations intellectuelles impossibles à celui qui parle.
Évangiles
Survivance tardive d’une tradition antique, cette double page de concordances, où sont comparés de manière systématique les différents récits évangéliques, anticipe les ressources de l’hypertexte.
© Bibliothèque nationale de France
Arbre de consanguinité avec six degrés de parenté
La page assure la mise en ordre des « objets » du monde : rangés, alignés, calibrés, elle en assure le classement. En les miniaturisant, elle en autorise une lecture synthétique comme dans la carte. Le rapprochement, dans un espace limité, de signes isolés dont la valeur varie en fonction du voisinage, permet de « faire » tableau.
Mots-clés
Bibliothèque nationale de France
Calendrier perpétuel
La page donne à voir ce que la parole ne montre pas : le temps dans son déroulement ( miracle du calendrier ! ), l'ordre du monde dans son arrangement caché ( mystère des diagrammes... ). La page est bien, selon l'heureuse expression de Raymond Gid, un « rectangle pensant ».
Bibliothèque nationale de France
Sutra du Bouddha Amitabha
C'est la ligne qui organise l'ordre de la page. Pour être lisible, la page doit se soumettre à la rigueur d'une architecture géométrique. Déjà les copistes médiévaux « réglaient » leur support avant d'écrire, traçant les limites des lignes et des colonnes de texte.
Mots-clés
Bibliothèque nationale de France
Postilles sur la Bible
Très tôt on a respecté des proportions dans le tracé des marges, obéissant ainsi à des visées esthétiques ou pratiques : la marge intérieure doit être suffisante pour permettre la reliure. Dans la marge peut s'inscrire un commentaire, texte ou dessin... Toute une série de repères visuels structure la page.
© Bibliothèque nationale de France
Épîtres et satires d’Horace
Le nombre des colonnes varie selon la nature du texte (poétique, prosaïque) ou selon son contenu (traduction, commentaire) et l'habileté du copiste. Avec les imprimés humanistes se répand la colonne unique qui améliore la lisibilité des textes ; l'apparition des paragraphes et des alinéas crée une meilleure visibilité des articulations du discours. En Occident, de nombreux codes typographiques fixent les espacements de caractères et la justification des textes, tandis que d'autres traditions s'ouvrent à des parcours moins rectilignes.
© Bibliothèque nationale de France
Œuvres du Pseudo Denys l’Aréopagite
Du Moyen Âge à la Renaissance, l'exigence de lisibilité impose peu à peu des chemins dans la page, faisant passer le texte de l'état d'amas visible à l'état d'objet intellectuel, hiérarchisé, dessiné, lisible.
Bibliothèque nationale de France
Livre des sentences de Pierre Lombard
En même temps que la lecture silencieuse succède, à partir du 13e siècle, à la lecture oralisée, la page peu à peu donne à voir les nervures et les articulations du texte. L'usage signifiant de la couleur, la multiplication des espaces et des blancs organisent les différents niveaux de lecture.
© Bibliothèque nationale de France
Hakkel waka gajô
C'est le blanc qui donne à la page sa respiration musicale et permet la lecture : le texte s'y découpe sur fond de vide. Selon la nature du public qu'elle veut séduire, la mise en page d'un même texte peut varier sensiblement. En même temps que la lecture silencieuse succède, à partir du 13e siècle, à la lecture oralisée, la page peu à peu donne à voir les nervures et les articulations du texte. L'usage signifiant de la couleur, la multiplication des espaces et des blancs organisent les différents niveaux de lecture.
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Bibliothèque nationale de France
Heures à l’usage de Troyes
La page est intimement liée au livre, à l'intérieur duquel chaque page est « enchaînée » aux autres. C'est l'apparition du codex qui fait naître la notion de page telle que s'y réfère l'Occident. À l'intérieur du livre, certaines pages, comme la page de titre, occupent une fonction particulière.
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La Science pratique de l’imprimerie
Le livre favorise le développement d'une « technologie » singulière, d'abord caractérisée par des liens purement physiques entre les pages, issus des procédés de fabrication : pliage des feuilles, assemblage des cahiers, reliure. D'autres types de renvois, reflétant l'élaboration d'un système de pensée, tissent les pages entre elles : ils établissent des liens intellectuels au sein du texte pour favoriser son étude : notes, organisation des titres, pagination...
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L'Amour des homonymes
Le développement de l'imprimerie et l'essor des industries papetières permettent, à partir de la Renaissance, de dissocier pages à écrire et pages à lire. La page de brouillon peut alors devenir le territoire secret de l'écrivain, et le laboratoire inspiré de sa création.
Bibliothèque nationale de France
Les Larmes d’Éros de Georges Bataille
Chaque écrivain y déploie à sa manière son univers intime. La page de brouillon exprime les cheminements, les hasards, les repentirs et les détours de sa pensée, à la manière d'une photo ou d'une empreinte digitale.
© tous droits réservés
Dhârani tibétaine imprimée en rouge
Si l'alignement des messages est dans toutes les cultures le premier symptôme d'une écriture, il n'implique nullement pour autant la nécessité d'un déplacement rectiligne. Il connaît au contraire, selon les différentes traditions, d'inépuisables variations.
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Bibliothèque nationale de France
Coran
La linéarité du texte peut être brisée pour en ralentir la lecture, pour enrouler autour des mots les lumineux détours de l'image, pour inscrire le silence en bordure de la parole.
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Bibliothèque nationale de France
Bible
Il arrive aussi que la mise en page propose une lecture en tous sens, sans commencement ni fin, obligeant le lecteur à tourner sans cesse autour du texte et faisant de la recherche du sens une véritable danse.
© Bibliothèque nationale de France
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